Dimanche 6 août 2006
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Il y a trente ans, le 5 octobre 1972, des représentants des différents courants de la Droite nationale, réunis à la salle des Horticulteurs, à Paris, décidaient de créer le Front National pour l’Unité Française (FNUF). Personne ne savait à l’époque que cette idée, un peu chimérique, de fédérer les différents courants de la Droite nationale aboutirait à l’existence d’un puissant mouvement, et à la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle trente ans plus tard !
Alors que le Front National vient de fêter dignement l’anniversaire de ses 30 ans en avril 2003, l'occasion nous est donnée de revenir sur cette page d’histoire.
Le moral n’était pas au beau fixe chez les nationaux au début des années 1970. Le général De Gaulle au pouvoir, la perte de l’Algérie en 1962, l’échec du Comité Tixier en 1966, avaient laminé le courant national. Il subsistait quelques groupes aux effectifs limités.
Cependant, la situation évolue en cette fin des années 60 et le début des années 70. Le pouvoir gaulliste représenté par Georges Pompidou vacille sous les scandales financiers. La subversion marxiste a un boulevard devant elle. Elle poursuit son œuvre de sape au sein de l’Éducation, s’accapare le monde culturel, et infiltre l’Église. Les gauches, socialiste, communiste, et radicale commencent à envisager sérieusement un programme commun de gouvernement.
Début 1972, beaucoup de responsables nationaux se rendent compte qu’il y a une opportunité à saisir. Parmi eux, François Brigneau, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Minute, qui presse Jean-Marie Le Pen de prendre des responsabilités. Celui-ci, qui se consacre à la gestion de la société de disques la SERP, suit de très près l’actualité politique et répond favorablement aux premiers contacts.
Le 19 décembre 1971, lors d’un dîner-débat préparatoire, après avoir tiré les leçons du passé, il déclare qu’un Front National n’a de sens que si la rigueur des principes demeure intacte, afin qu’il ne devienne pas un vague “conglomérat d’occasion”.
Durant le premier semestre 1972, s’organisent des réunions auxquelles participent outre Jean-Marie Le Pen et ses amis, des représentants de Georges Bidault, et diverses personnalités de la mouvance nationale. Le temps presse car des élections législatives sont prévues au mois de mars 1973. Pour l’anecdote, ces réunions se tenaient pour l’essentiel dans un salle du “Bivouac du Grognard”, restaurant que Roger Holeindre et Dominique Touzot avaient ouvert, rue Saint-Honoré à Paris.
Enfin, le jeudi 5 octobre 1972, au cours d’une réunion privée, à la salle des Horticulteurs à Paris, les participants lancent officiellement le Front National.
Jean-Marie Le Pen est élu à l’unanimité président, tandis que François Brigneau occupe la vice-présidence et qu’Alain Robert prend le secrétariat général assisté de Roger Holeindre, secrétaire général adjoint. De son côté, Pierre Durand devient trésorier.
À cette même réunion, la flamme tricolore, emblème du FN et symbole de foi et de d’espérance nationale, est adoptée. Le train national est enfin mis sur les rails et roulera vers ses succès !
Source: Site officiel du Front National
Par Shalashaska
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Publié dans : Front national
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Bonjour,
Chacun est libre de s' exprimer, mais il me semble que vous confondez nationalisme et patriotisme
Cordialement
mariani.over-blog.com